jeudi 20 février 2014

Ai Weiwei

Ai Weiwei est aujourd'hui un artiste majeur de la scène artistique indépendante Chinoise. Polyvalent dans de nombreux domaines artistiques tel que la sculpture, les performances, la photographie et l'architecture, il se concentre actuellement sur les installations. Issu d'une famille d'intellectuels et d'artistes, il fait des études d'architecture avant de devenir conseiller artistique puis artiste lui-même. 
En 1981, il part aux Etats-Unis grâce à un réseau de relations, afin d'étudier à la Parson The New School for Design, qu'il délaissera très vite. Grand admirateur de Marcel Duchamp, il s'inspire de son oeuvre pour son travail. Il dit lui même : "parce qu'il a changé la situation de l'art et les opinions des autres sur l'art" 

Dans son œuvre "Forever Bicycle", il semble démultiplier les vélos afin de jouer sur leur symétrisme et leur ressemblance. Il joue à les empiler, les placer comme en lévitation dans l'espace pour faire jouer l'imaginaire du spectateur. Les objets lourds semblent voler et léviter au dessus du spectateur.




Alastaire Magnaldo

C'est à dix ans qu'Alastaire Magnaldo découvre la photographie noir et blanc, captivé par le rendu des ombres et lumières sur ce type de tirages, c'est aujourd'hui le fil conducteur de son travail. Après des études d'ingénieur en physique-chimie, il s’intéresse de plus près à ce qui le passionne vraiment : la photographie, mais surtout sa transformation et les possibilités infinies qu'offrent les logiciels actuels. Il explore donc le domaine du rêve, de l'imaginaire, de l'enfance et de la lumières dans des compositions imaginaires toutes aussi surprenantes les unes que les autres. C'est une invitation au voyage que nous propose l'artiste, à travers un monde à part, celui de notre enfance et le pouvoir de notre imagination.
Dans ses compositions nous pouvons décrocher les étoiles, marcher sur les murs, attraper la lune... Ce poète des images nous emmène loin grâce à un travail de composition et de montage photographique.




mardi 18 février 2014

Wim Delvoye

Wim Delvoye est un artiste plasticien Belge, né à Wervik le . Il se fait au départ connaitre pour son installation Cloaca, une machine qui reproduit de manière véritable le processus de la digestion, en faisant entrer des aliments dans une machine, d’où sort en bout de chaine  des excréments.
L'artiste opère en critiquant la société de consommation, en reprenant par exemple des codes publicitaires bien connus qu'il détourne. 
En 2000, il expose ainsi 8 cochons tatoués, à l’occasion de l’exposition “ dessins et maquettes” consacrée à l’architecture gothique et à la crucifixion. 
On peut y voir des codes publicitaires issus de la société de consommation, des logos répétés de grandes marques comme Louis Vuitton ou Coca-Cola, mais encore Jesus, tatoués sur l'intégralité du dos des cochons. Il introduit ainsi le cochon au musée, dans un lieu dans lequel on ne l'attend pas, afin de dénoncer.
Cette oeuvre de l'artiste provoquera un débat de fond sur les traitements infligés aux animaux et les limites éthiques de l'art contemporain. Il provoque la protestation des militants de la cause animale qui y voient un acte de torture. 



 

lundi 17 février 2014

Henrique Oliveira - Baitogogo

Diplômé en peinture à l'Université de São Paulo en 1997, Henrique Oliveira est un artiste peintre contemporain, qui développe depuis 2003 des installations in situ pour lesquelles il utilise des planches de bois et de contreplaqué récupérées dans les rues de São Paulo.  Conjuguant urbanisme et végétal dans ses œuvres,  il utilise des matériaux urbains afin de les métamorphoser en installations à l'aspect végétal.  C'est ainsi qu'il crée en 2013 son œuvre la plus célèbre appelée "Baitagogo". Celle-ci joue avec l’architecture du palais de Tokyo en en prolongeant les piliers existants et les transformant pour en faire une nouvelle architecture hybride et organique. Prenant la forme d'un immense nœud de branches d'arbres, cette installation semble transformer l'architecture existante comme si la nature reprenait ses droits. 
L'artiste dit s'être inspiré de livres de médecine et de neurologie pour donner une forme à son projet. 








dimanche 16 février 2014

Yayoi Kusama

Yayoi Kusama est une  artiste contemporaine japonaise, avant-gardiste, peintre, sculptrice et écrivain.
Née en 1929 à Matsumoto, dans une société patriarcale, elle est incomprise de ses proches dès son plus jeune age, ces derniers ne comprenant ni sa maladie ni son besoin de peindre.
En effet l'artiste est très tôt victime d'hallucinations qui nourrissent actuellement son art. Elle décrit cette période de la manière suivante :  "Un jour, après avoir vu, sur la table, la nappe au motif de fleurettes rouges, j'ai porté mon regard vers le plafond. Là, partout, sur la surface de la vitre comme sur celle de la poutre, s'étendaient les formes des fleurettes rouges. Toute la pièce, tout mon corps, tout l'univers en étaient pleins »
Cette période est aujourd'hui le fil conducteur de son art, en effet Kusama base ses œuvres sur les motifs à répétition qu'elle voit lors de ses hallucinations. Le poids en est même devenu sa marque de fabrique. Elle qualifie son travail "d’obsessionnel", fondé sur la répétition et la multiplication de signes. Elle dit : « Ma vie est un pois perdu parmi des millions d’autres pois... ». 
De santé mentale fragile, elle vit volontairement dans un établissement de soins psychiatriques de Tokyo depuis 1977, cet établissement est réputé pour ses pratiques encourageant l'expression artistique comme thérapie.

En ressort un travail surprenant et très intéressant, depuis 1980 elle travaille principalement sur de grandes installations. "Dots obsession" qu'elle réalise en 1998 est la plus connue de celles-ci. L'installation est composée d'immenses gonflables sphériques roses à poids blancs, laissant imaginer le type d'hallucinations donc est victime l'artiste.




Musée du quai Branly

Jean Nouvel est un architecte français connu dans le monde entier pour ses nombreuses réalisations architecturales, l'une d'elles, sans doutes la plus importante est celle du  musée du quai Branly ou musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques situé quai Branly dans le VIIe arrondissement de Paris, au pied de la Tour Eiffel. Inauguré en 2006, il est aujourd'hui visité par plus de 100 000 personnes par mois.
Lancé à l'initiative de Jacques Chirac, grand amateur d'arts premiers,  le musée dans son ensemble comporte une surface de 40 600m2 réparti en quatre bâtiments et a couté près de 233 millions d'euro.
Afin de faire écho aux arts premiers, l'agence Jean Nouvel et le paysagiste Gilles Clément on eu pour volonté de s'émanciper des références architecturales occidentales afin de créer de toute pièce un lieu, une atmosphère accueillant les œuvres et civilisations de quatre continents.

D'après Jean Nouvel :
"C'est une collection de bâtiments plus qu'un bâtiment, un territoire avec un caractère affirmé vis-à-vis de la ville et un complément avec un nouveau jardin parisien et un nouveau grand musée pour Paris"
Pour ce faire, le musée est divisé en quatre blocs interdépendants :
Le bâtiment Musée
Ce premier bâtiment abrite des bureaux, une librairie et des ateliers.
Le bâtiment Branly 
Bâtiment de cinq étages abritant l’administration du musée, il donne sur le quai Branly, sa façade principale est un mur végétalisé de près de 800 m², conçu par Patrick Blanc.
L’auvent 
Comprend la médiathèque et les réserves.
Le bâtiment Université
Ils abritent des salles de collections permanentes formées de plateaux, des espaces pour les expositions temporaires, de larges réserves pour les chercheurs, une médiathèque, un auditorium, des salles de cours et de conférences et un bar-restaurant sous verrière en partie haute avec ouverture sur une terrasse accessible.

De plus, pour faire écho à l'art premier, le bâtiment n'est pas posé au sol mais monté sur pilotis afin de le laisser se mêler à une végétation dense. L’ouvrage prend la forme d’une large passerelle au milieu des arbres, dissimulée par un jardin de 18 000 m2 que l’on doit au paysagiste Gilles Clément.
La nuit, le musée se transforme grâce à un cheminement lumineux imaginé par Yann Kersalé, celui ci donne un aspect très différent au musée, qui se couvre soudain d'ombres et de lumières bleutées.
Aussi intéressant architecturalement que pour ses collections exceptionnelles, ce musée gagne à être visité.
 
 



 

samedi 8 février 2014

BEAUTY - Rino Stefano Tagliaflerro

Rino Stefano Tafliaflerro est un cinéaste expérimental Italien né en 1980. Diplômé de l"European institute of Design" de Milan, il a réalisé beaucoup de vidéo clips pour de nombreux artistes célèbres en Italie et dans le reste du monde dont Digitalism. Il a aussi réalisé des clips vidéos pour des défilés de mode pour la marque Kenzo.  Dans son dernier projet nommé "B E A U T Y", l'artiste a eu l'idée  de compiler 118 chefs-d’œuvre classiques et de leur donner vie dans une vidéo hypnotique de 10 minutes retraçant l'histoire de l'art de la Renaissance jusqu'au symbolisme de la fin du XIXe siècle.
Quand j'ai commencé à choisir les tableaux, je n'avais pas Beauty en tête, explique Rino Stefano Tagliafierro. Cette idée est venue plus tard, car je ressentais le besoin de mettre en scène toutes les émotions que chaque personne peut éprouver dans sa vie. L'art classique a toujours été capable de susciter les émotions les plus fortes, alors j'ai voulu lui rendre hommage avec ce projet - See more at: http://www.parisianshoegals.com/2014/01/coup-de-coeur-beauty-une-video-de-rino.html#sthash.c8tRwKCp.dpuf
Quand j'ai commencé à choisir les tableaux, je n'avais pas Beauty en tête, explique Rino Stefano Tagliafierro. Cette idée est venue plus tard, car je ressentais le besoin de mettre en scène toutes les émotions que chaque personne peut éprouver dans sa vie. L'art classique a toujours été capable de susciter les émotions les plus fortes, alors j'ai voulu lui rendre hommage avec ce projet - See more at: http://www.parisianshoegals.com/2014/01/coup-de-coeur-beauty-une-video-de-rino.html#sthash.c8tRwKCp.dpuf
Cette œuvre de 10 minutes met en scène 118 toiles des grands peintres de la Renaissance jusqu’au Symbolisme de la fin du XIXè siècle.  "Quand j'ai commencé à choisir les tableaux, je n'avais pas Beauty en tête, explique Rino Stefano Tagliafierro. Cette idée est venue plus tard, car je ressentais le besoin de mettre en scène toutes les émotions que chaque personne peut éprouver dans sa vie. L'art classique a toujours été capable de susciter les émotions les plus fortes, alors j'ai voulu lui rendre hommage avec ce projet." - See more at: http://www.parisianshoegals.com/2014/01/coup-de-coeur-beauty-une-video-de-rino.html#sthash.c8tRwKCp.dpuf
 "Je ressentais le besoin de mettre en scène les émotions de chacun peut éprouver dans sa vie. L'art classique a toujours été capable de susciter les émotions les plus fortes, alors j'ai voulu lui rendre hommage avec ce projet."
Il aura fallu cinq mois de conception selon la technique du Cut Out et du morphing utilisant plusieurs logiciels numériques. Les personnages sont découpés, les parties dissimulées dans le tableau d'origine sont recrées et animés selon un scénario prolongeant le mouvement suggéré par l'artiste. Le résultat est surprenant et envoutant, comme si les tableaux prenaient vie.


Cette œuvre de 10 minutes met en scène 118 toiles des grands peintres de la Renaissance jusqu’au Symbolisme de la fin du XIXè siècle.  "Quand j'ai commencé à choisir les tableaux, je n'avais pas Beauty en tête, explique Rino Stefano Tagliafierro. Cette idée est venue plus tard, car je ressentais le besoin de mettre en scène toutes les émotions que chaque personne peut éprouver dans sa vie. L'art classique a toujours été capable de susciter les émotions les plus fortes, alors j'ai voulu lui rendre hommage avec ce projet." - See more at: http://www.parisianshoegals.com/2014/01/coup-de-coeur-beauty-une-video-de-rino.html#sthash.c8tRwKCp.dpuf
Cette œuvre de 10 minutes met en scène 118 toiles des grands peintres de la Renaissance jusqu’au Symbolisme de la fin du XIXè siècle.  "Quand j'ai commencé à choisir les tableaux, je n'avais pas Beauty en tête, explique Rino Stefano Tagliafierro. Cette idée est venue plus tard, car je ressentais le besoin de mettre en scène toutes les émotions que chaque personne peut éprouver dans sa vie. L'art classique a toujours été capable de susciter les émotions les plus fortes, alors j'ai voulu lui rendre hommage avec ce projet." - See more at: http://www.parisianshoegals.com/2014/01/coup-de-coeur-beauty-une-video-de-rino.html#sthash.c8tRwKCp.dpuf
Cette œuvre de 10 minutes met en scène 118 toiles des grands peintres de la Renaissance jusqu’au Symbolisme de la fin du XIXè siècle.  "Quand j'ai commencé à choisir les tableaux, je n'avais pas Beauty en tête, explique Rino Stefano Tagliafierro. Cette idée est venue plus tard, car je ressentais le besoin de mettre en scène toutes les émotions que chaque personne peut éprouver dans sa vie. L'art classique a toujours été capable de susciter les émotions les plus fortes, alors j'ai voulu lui rendre hommage avec ce projet." - See more at: http://www.parisianshoegals.com/2014/01/coup-de-coeur-beauty-une-video-de-rino.html#sthash.c8tRwKCp.dpuf
Cette œuvre de 10 minutes met en scène 118 toiles des grands peintres de la Renaissance jusqu’au Symbolisme de la fin du XIXè siècle.  "Quand j'ai commencé à choisir les tableaux, je n'avais pas Beauty en tête, explique Rino Stefano Tagliafierro. Cette idée est venue plus tard, car je ressentais le besoin de mettre en scène toutes les émotions que chaque personne peut éprouver dans sa vie. L'art classique a toujours été capable de susciter les émotions les plus fortes, alors j'ai voulu lui rendre hommage avec ce projet." - See more at: http://www.parisianshoegals.com/2014/01/coup-de-coeur-beauty-une-video-de-rino.html#sthash.c8tRwKCp.dpuf
Cette œuvre de 10 minutes met en scène 118 toiles des grands peintres de la Renaissance jusqu’au Symbolisme de la fin du XIXè siècle.  "Quand j'ai commencé à choisir les tableaux, je n'avais pas Beauty en tête, explique Rino Stefano Tagliafierro. Cette idée est venue plus tard, car je ressentais le besoin de mettre en scène toutes les émotions que chaque personne peut éprouver dans sa vie. L'art classique a toujours été capable de susciter les émotions les plus fortes, alors j'ai voulu lui rendre hommage avec ce projet." - See more at: http://www.parisianshoegals.com/2014/01/coup-de-coeur-beauty-une-video-de-rino.html#sthash.c8tRwKCp.dpuf
Cette œuvre de 10 minutes met en scène 118 toiles des grands peintres de la Renaissance jusqu’au Symbolisme de la fin du XIXè siècle.  "Quand j'ai commencé à choisir les tableaux, je n'avais pas Beauty en tête, explique Rino Stefano Tagliafierro. Cette idée est venue plus tard, car je ressentais le besoin de mettre en scène toutes les émotions que chaque personne peut éprouver dans sa vie. L'art classique a toujours été capable de susciter les émotions les plus fortes, alors j'ai voulu lui rendre hommage avec ce projet." - See more at: http://www.parisianshoegals.com/2014/01/coup-de-coeur-beauty-une-video-de-rino.html#sthash.c8tRwKCp.dpuf

Etienne LaVie - OMG who stole my ads ?

Etienne LaVie est un street artiste Français encore trop peu connu. Son idée : remplacer les publicités de la ville de Paris par des peintures classiques.  Pensez-y, Peut-être avez-vous déjà rêvé de tomber nez à nez avec La Liberté guidant le peuple de Delacroix plutôt que sur une pub pour du lait lors de vos trajets quotidiens. C'est pourquoi ce jeune artiste à imaginé la ville de Paris recouverte de tableaux classiques afin de supprimer la publicité, pour le bien de tous et de la culture française. Il a ainsi poussé sa réflexion jusqu'à réaliser -numériquement-  un paysage urbain transformé, lavé de toute publicité et empli de culture, le résultat est surprenant et très plaisant. Dommage que cette idée ne reste que virtuelle, on aimerait la voir arriver dans la rue.





Willam Kentridge - On Johannesburg, anything is possible

William Kentridge est un artiste sud-africain né à Johannesburg en 1955, diplômé d'une licence de sciences politiques et de l'école des Beaux-Arts de Johannesburg, il étudiera aussi le théâtre à l"école Jaques Lecoq à Paris.  
 En 1975 il devient acteur et metteur en scène pour la troupe de Junction Avenue à Johannesburg, ce n'est qu'en 1989 qu'il  réalisera sa première animation.  Il dit lui même : "Je peignais le décor d'une pièce Sophiatown quand un ami a eu l'idée de filmer l'évolution de mon travail. De là est née l'idée, pour moi, de faire de la vidéo en filmant la progression de mes toiles." En effet cet artiste est particulièrement reconnu pour sa manière spécifique de faire de l’animation, il dessin au charbon ou fusain successif toujours sur la même feuille. Ainsi ses vidéos conservent les traits de ses dessins antérieurs contrairement aux films d’animation classiques dans lesquels chaque mouvement est dessiné sur une feuille séparée. Il utilise l’animation pour traiter de sujets sociaux et politiques afin de dénoncer certains maux de la société, il lui arrive aussi parfois d’inclure son autoportrait dans ses œuvres.
On Johannesburg, anything is possible - 2010


Nils Udo - Art Naturel

Nils Udo, né en Allemagne en 1937 est un artiste multiple, il commence par étudier la peinture, les arts graphiques, puis la photographie,   estimant qu'elle traite de la nature de façon plus directe. Il s’intéressera ensuite aux installations et sculptures faites d'éléments naturels. La nature est en effet pour l'artiste l'élément fondateur de son travail, du sujet au matériau, il essaie de rendre compte de la nature tout en la détournant quelque peu de sa forme originelle. Ce "plasticien de la nature" pourrait s’apparenter au mouvement artistique de l’art éphémère et du Land Art, mais se met en recul par rapport à ce dernier. C'est à la nature qu'il emprunte son matériau de base pour l'arranger de manière totalement inédite : un nid fait de troncs de bouleaux, de terre et de pierres, une maison d'eau monumentale en mer du Nord, construite avec des troncs d'épicéa des brindilles de bouleaux… En créant des œuvres éphémères, destinées à disparaître progressivement, l’artiste entend établir un « dialogue d’ordre spirituel et esthétique » avec la nature. Il dit lui même « La nature est le thème de ma vie, dit-il, mon art sort de cette expérience », c'est ainsi de sa vie qu'il rend compte dans ses œuvres, grâce à la nature. Il compose aussi des tableaux d'une rare beauté composés uniquement d'éléments naturels, puis préserve ses œuvres de l'oublie grâce à la photographie.




Brassai - Pour l'amour de Paris


Né en 1899 à Brasso en Transylvanie, Gyulus Halasz  prendra le pseudonyme de Brassaï lorsqu'il commencera à photographier en 1929. A ses quatre ans, son père, professeur de littérature à la Sorbonne vient s'installer à Paris pour un an emmenant son fil avec lui. Cet "age d'or" de l'enfance provoquera en lui une réelle fascination pour la ville de Paris, dont le travail sera plus tard marqué. Cette fascination pour Paris amène Brassaï à rejoindre la capitale française en 1924 après ses études d'art à Berlin. Dans ses photos, le photographe, écrivain et cinéaste prend soin de rendre compte de la réalité d'une ville qu'il aime tant, en captant les lieux et atmosphères emblématiques de la capitale Française sans en oublier les cotés sombres et cachés.  C'est ainsi qu'il photographie la vie quotidienne, qu'il rend visible les prostitués des "quartiers chauds", les travailleurs de la nuit aux Halles, en prenant soin de s'interroger sur la vie nocturne trop souvent oubliée. Il dit lui même "Ce que j'aime, c'est les photos où il y a un sujet très simple qui, par une saisie particulière, devient un objet de luxe. Moi je ne suis pas reporter. L'actualité ne m'intéresse pas. La vie quotidienne est plus bouleversante." Mais il photographie aussi Paris de jour, comme la vision panoramique de Paris du haut des tours de Notre Dame, les reflets sur la seine, le jardin des tuileries,  tout en jouant poétiquement avec la lumière afin de refléter au mieux "l'esprit" de chaque quartier de Paris.

L'exposition "Pour l'amour de Paris", visible jusqu'au 8 mars 2014 à l’hôtel de ville de Paris rend parfaitement compte du travail du photographe.
On y retrouve ainsi un grand nombre de ses photo, petits comme grands formats, en noir et blanc, reflétant une époque et un artiste.




 





Damien Steven Hirst - Requin

Damien Steven Hirst (né le 7 Juin 1965) est un artiste anglais, le membre le plus important du groupe  "Young British Artists" , qui a dominé la scène artistique des années 1990 en Grande-Bretagne. Il travaille dans ce groupe en temps que sculpteur et commissaire
d'exposition avant de se lancer en solo. A partir des années 1980 il axe son travail sur le thème de la mort, c'est ainsi qu'il réalise en 1991 une série d'installation présentant des animaux morts plongés dans le formol et présentées dans des aquariums pour
« que l'art soit plus réel que ne l'est une peinture ». Son œuvre "Requin", pièce majeure de son travail, lui offre une renommée internationale. Pour cette œuvre,  l'artiste a plongé un requin de 4.25 mètres de long, tué à sa demande en 1991 par un pêcheur australien, dans un aquarium géant rempli de formol.   Il fut montré au public pour la première fois en 1992 à la galerie Saatchi de Londres.  Cette œuvre fait débat, en effet, en raison d’un travail de conservation insuffisant, le requin s'est lentement décomposé jusqu’à la déformation. La peau de l’animal s’est couverte de profonds sillons et la solution de l’aquarium s’est troublée. Cette ouvre a été achetée par  le financier américain Steven Cohen pour une valeur de 12 millions de dollars. Son travail amène à une réflexion sur le temps et la mort, c'est ainsi qu'il a crée en 2007,  un crâne en platine et diamant à vendre pour 100 millions de dollars,
faisant de lui l'artiste le plus riche du monde






lundi 3 février 2014

Selfburning - Animation

CORE - Alexey Deyvanin et Selfburning

Par le collectif Russe Selfburning sur un sound-design d'Alexey Devyanin, cette vidéo d'animation expérimentale réalisée en 2010 est intéressante par son caractère abstrait puis figuratif et l'histoire qu'elle raconte.



Marcel Duchamp - Nu descendant l'escalier



Considéré par beaucoup comme l'un des artistes majeurs du XIXème siècle, Marcel Duchamp est un écrivain, peintre et plasticien Français naturalisé Américain. Il invente le "ready-made", la sélection d'un objet déjà fabriqué, pour sa neutralité esthétique. C'est le cas de son œuvre "L'urinoir" qui fit scandale en 1917. "Nu descendant un escalier" est une autre de ses œuvres phare, dans cette huile sur toile de 164x89cm actuellement exposée au Philadelphia museum of Art, l'artiste représente schématiquement le mouvement humain. Mélange de cubisme et de futurisme, il s'écarte du nu traditionnel car la silhouette est représentée en 
mouvement, et uniquement composée de formes géométriques. Marcel Duchamp se montre donc ici précurseur d'un mouvement artistique, le futurisme, et rompt avec le nu traditionnel et le cubisme par le mouvement.
C'est une manière pour lui de se détacher de la peinture traditionnelle et de représenter une nouvelles formes d'art se développant à cette période : le cinéma.
Lorsqu'il évoque cette œuvre il dit lui même : "Cette version définitive du Nu descendant un escalier,peinte en janvier 1912, fut la convergence dans mon esprit de divers intérêts, dont le cinéma, encore en enfance,et la séparation des positions statistiques dans les chronophotographies de Marey en France"





Slinkachu - Street Art Miniature

Slinkachu est un artiste de rue qui dispose un peu partout dans le monde des installations faites de figurines miniatures qu'il photographie en les intégrant au monde réel. Il existe un grand décalage entre l'endroit choisi par l'artiste et la situation représentée par les figurines.
Il espère ainsi amener le public à une réflexion, une vision différente du monde qui les entoure, en effet selon lui la disposition de petites figurines rencontrées par hasard dans la rue a plus d'impact qu'une immense affiche publicitaire, car elle entraine une réflexion.

Il dit lui même : "Il y a quelque chose d’extrêmement puissant dans la disposition d’une toute petite figurine, méticuleusement placée. Vous pouvez imprimer la plus grande image du monde, il est peu probable que cela alertera les piétons de la même manière que si vous disposez des miniatures, inattendues sur leur chemin."




Banksy - Street Art


Banksy est un artiste très connu de street art Anglais, précurseur de ce type d'art, son identité n'est aujourd'hui toujours pas révélée. Il travaille dans la rue, particulièrement sur les murs depuis les années 1990 en utilisant des pochoirs et des bombes de peinture pour aller plus vite
et éviter de se faire arrêter pendant ses séances de "graff". Artiste engagé, il défend son opinion à travers ses œuvres en  détournant des faits politiques, par l'humour ou encore la poésie. Anticapitaliste, antimilitariste et anti système, il n'hésite pas à provoquer pour dénoncer un système qui lui semble bancal.

Selon lui l'art se fait désormais dans la rue, grâce à internet le pouvoir est inversé, les plus modestes peuvent participer à l'art et se faire connaitre sans passer par les expositions et galeries d'art.

Il dit lui même "Tout ce qu'il vous faut c'est quelques idées et une connexion haut débit. Pour la première fois le monde bourgeois de l'art appartient au peuple. il s'agit d'en faire quelque chose"
Banksy a obtenu au fil du temps une grande notoriété, désormais considéré comme un précurseur et artiste inévitable du street art, certaines de ses œuvres ont été vendues plus d'un million d'euros.