samedi 8 février 2014

Etienne LaVie - OMG who stole my ads ?

Etienne LaVie est un street artiste Français encore trop peu connu. Son idée : remplacer les publicités de la ville de Paris par des peintures classiques.  Pensez-y, Peut-être avez-vous déjà rêvé de tomber nez à nez avec La Liberté guidant le peuple de Delacroix plutôt que sur une pub pour du lait lors de vos trajets quotidiens. C'est pourquoi ce jeune artiste à imaginé la ville de Paris recouverte de tableaux classiques afin de supprimer la publicité, pour le bien de tous et de la culture française. Il a ainsi poussé sa réflexion jusqu'à réaliser -numériquement-  un paysage urbain transformé, lavé de toute publicité et empli de culture, le résultat est surprenant et très plaisant. Dommage que cette idée ne reste que virtuelle, on aimerait la voir arriver dans la rue.





Willam Kentridge - On Johannesburg, anything is possible

William Kentridge est un artiste sud-africain né à Johannesburg en 1955, diplômé d'une licence de sciences politiques et de l'école des Beaux-Arts de Johannesburg, il étudiera aussi le théâtre à l"école Jaques Lecoq à Paris.  
 En 1975 il devient acteur et metteur en scène pour la troupe de Junction Avenue à Johannesburg, ce n'est qu'en 1989 qu'il  réalisera sa première animation.  Il dit lui même : "Je peignais le décor d'une pièce Sophiatown quand un ami a eu l'idée de filmer l'évolution de mon travail. De là est née l'idée, pour moi, de faire de la vidéo en filmant la progression de mes toiles." En effet cet artiste est particulièrement reconnu pour sa manière spécifique de faire de l’animation, il dessin au charbon ou fusain successif toujours sur la même feuille. Ainsi ses vidéos conservent les traits de ses dessins antérieurs contrairement aux films d’animation classiques dans lesquels chaque mouvement est dessiné sur une feuille séparée. Il utilise l’animation pour traiter de sujets sociaux et politiques afin de dénoncer certains maux de la société, il lui arrive aussi parfois d’inclure son autoportrait dans ses œuvres.
On Johannesburg, anything is possible - 2010


Nils Udo - Art Naturel

Nils Udo, né en Allemagne en 1937 est un artiste multiple, il commence par étudier la peinture, les arts graphiques, puis la photographie,   estimant qu'elle traite de la nature de façon plus directe. Il s’intéressera ensuite aux installations et sculptures faites d'éléments naturels. La nature est en effet pour l'artiste l'élément fondateur de son travail, du sujet au matériau, il essaie de rendre compte de la nature tout en la détournant quelque peu de sa forme originelle. Ce "plasticien de la nature" pourrait s’apparenter au mouvement artistique de l’art éphémère et du Land Art, mais se met en recul par rapport à ce dernier. C'est à la nature qu'il emprunte son matériau de base pour l'arranger de manière totalement inédite : un nid fait de troncs de bouleaux, de terre et de pierres, une maison d'eau monumentale en mer du Nord, construite avec des troncs d'épicéa des brindilles de bouleaux… En créant des œuvres éphémères, destinées à disparaître progressivement, l’artiste entend établir un « dialogue d’ordre spirituel et esthétique » avec la nature. Il dit lui même « La nature est le thème de ma vie, dit-il, mon art sort de cette expérience », c'est ainsi de sa vie qu'il rend compte dans ses œuvres, grâce à la nature. Il compose aussi des tableaux d'une rare beauté composés uniquement d'éléments naturels, puis préserve ses œuvres de l'oublie grâce à la photographie.




Brassai - Pour l'amour de Paris


Né en 1899 à Brasso en Transylvanie, Gyulus Halasz  prendra le pseudonyme de Brassaï lorsqu'il commencera à photographier en 1929. A ses quatre ans, son père, professeur de littérature à la Sorbonne vient s'installer à Paris pour un an emmenant son fil avec lui. Cet "age d'or" de l'enfance provoquera en lui une réelle fascination pour la ville de Paris, dont le travail sera plus tard marqué. Cette fascination pour Paris amène Brassaï à rejoindre la capitale française en 1924 après ses études d'art à Berlin. Dans ses photos, le photographe, écrivain et cinéaste prend soin de rendre compte de la réalité d'une ville qu'il aime tant, en captant les lieux et atmosphères emblématiques de la capitale Française sans en oublier les cotés sombres et cachés.  C'est ainsi qu'il photographie la vie quotidienne, qu'il rend visible les prostitués des "quartiers chauds", les travailleurs de la nuit aux Halles, en prenant soin de s'interroger sur la vie nocturne trop souvent oubliée. Il dit lui même "Ce que j'aime, c'est les photos où il y a un sujet très simple qui, par une saisie particulière, devient un objet de luxe. Moi je ne suis pas reporter. L'actualité ne m'intéresse pas. La vie quotidienne est plus bouleversante." Mais il photographie aussi Paris de jour, comme la vision panoramique de Paris du haut des tours de Notre Dame, les reflets sur la seine, le jardin des tuileries,  tout en jouant poétiquement avec la lumière afin de refléter au mieux "l'esprit" de chaque quartier de Paris.

L'exposition "Pour l'amour de Paris", visible jusqu'au 8 mars 2014 à l’hôtel de ville de Paris rend parfaitement compte du travail du photographe.
On y retrouve ainsi un grand nombre de ses photo, petits comme grands formats, en noir et blanc, reflétant une époque et un artiste.




 





Damien Steven Hirst - Requin

Damien Steven Hirst (né le 7 Juin 1965) est un artiste anglais, le membre le plus important du groupe  "Young British Artists" , qui a dominé la scène artistique des années 1990 en Grande-Bretagne. Il travaille dans ce groupe en temps que sculpteur et commissaire
d'exposition avant de se lancer en solo. A partir des années 1980 il axe son travail sur le thème de la mort, c'est ainsi qu'il réalise en 1991 une série d'installation présentant des animaux morts plongés dans le formol et présentées dans des aquariums pour
« que l'art soit plus réel que ne l'est une peinture ». Son œuvre "Requin", pièce majeure de son travail, lui offre une renommée internationale. Pour cette œuvre,  l'artiste a plongé un requin de 4.25 mètres de long, tué à sa demande en 1991 par un pêcheur australien, dans un aquarium géant rempli de formol.   Il fut montré au public pour la première fois en 1992 à la galerie Saatchi de Londres.  Cette œuvre fait débat, en effet, en raison d’un travail de conservation insuffisant, le requin s'est lentement décomposé jusqu’à la déformation. La peau de l’animal s’est couverte de profonds sillons et la solution de l’aquarium s’est troublée. Cette ouvre a été achetée par  le financier américain Steven Cohen pour une valeur de 12 millions de dollars. Son travail amène à une réflexion sur le temps et la mort, c'est ainsi qu'il a crée en 2007,  un crâne en platine et diamant à vendre pour 100 millions de dollars,
faisant de lui l'artiste le plus riche du monde






lundi 3 février 2014

Selfburning - Animation

CORE - Alexey Deyvanin et Selfburning

Par le collectif Russe Selfburning sur un sound-design d'Alexey Devyanin, cette vidéo d'animation expérimentale réalisée en 2010 est intéressante par son caractère abstrait puis figuratif et l'histoire qu'elle raconte.



Marcel Duchamp - Nu descendant l'escalier



Considéré par beaucoup comme l'un des artistes majeurs du XIXème siècle, Marcel Duchamp est un écrivain, peintre et plasticien Français naturalisé Américain. Il invente le "ready-made", la sélection d'un objet déjà fabriqué, pour sa neutralité esthétique. C'est le cas de son œuvre "L'urinoir" qui fit scandale en 1917. "Nu descendant un escalier" est une autre de ses œuvres phare, dans cette huile sur toile de 164x89cm actuellement exposée au Philadelphia museum of Art, l'artiste représente schématiquement le mouvement humain. Mélange de cubisme et de futurisme, il s'écarte du nu traditionnel car la silhouette est représentée en 
mouvement, et uniquement composée de formes géométriques. Marcel Duchamp se montre donc ici précurseur d'un mouvement artistique, le futurisme, et rompt avec le nu traditionnel et le cubisme par le mouvement.
C'est une manière pour lui de se détacher de la peinture traditionnelle et de représenter une nouvelles formes d'art se développant à cette période : le cinéma.
Lorsqu'il évoque cette œuvre il dit lui même : "Cette version définitive du Nu descendant un escalier,peinte en janvier 1912, fut la convergence dans mon esprit de divers intérêts, dont le cinéma, encore en enfance,et la séparation des positions statistiques dans les chronophotographies de Marey en France"